L'AGRION DE MERCURE EST DE RETOUR SUR LE CHANTIER

21 Juillet 2017

L'Agrion de Mercure, cette petite libellule bleue protégée en France et en Europe, n'avait pas été repérée par les différentes études environnementales réalisées en amont des travaux du chantier de la 3e voie. Même les bases de données spécialisées dans la biodiversité ne mentionnaient pas sa présence dans ce secteur !

Pour rappel (voir l’actu du 21 octobre 2016 ici), des spécimens de cette jolie libellule avaient été découverts à proximité du chantier le 1er juin 2016, entraînant l’arrêt temporaire de celui-ci le temps de mener les études nécessaires pour assurer sa protection. La SEPANT (Société d'Études, de Protection et d'Aménagement de la Nature en Touraine) est alors intervenue en tant que conseiller de VINCI Autoroutes. Ses préconisations ont permis de rendre possible la cohabitation entre les Agrions de Mercure et les travaux, en procédant notamment à des aménagements pour les protéger. Des parois verticales et des filets ont ainsi été dressés de part et d’autre du fossé dans lequel se développe la libellule afin d’assurer sa pérennité. En effet, l’Agrion de Mercure se déplace surtout dans la végétation et au ras de l’eau.


L'Agrion de Mercure a besoin pour son développement d'une eau courante assez bien oxygénée avec une végétation aquatique bien présente. C’est précisément le cas ici, à proximité du chantier de la 3e voie. L'un des principaux risques était que la poussière dégagée par le chantier vienne se déposer sur la végétation. Mais les dispositifs installés ont empêché ces dépôts de poussière. À ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d'Agrions de Mercure sont recensés dans cette petite zone longue d’une centaine de mètres à peine !

La SEPANT se rend régulièrement sur le chantier afin de vérifier que les travaux n'impactent pas les Agrions de Mercure. À noter que le recensement des individus adultes n’est possible que début juin, compte tenu de leur cycle de développement.

Chaque étape a par ailleurs été validée par les services de l'État, notamment par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement) Centre-Val de Loire et la DDT (Direction Départementale des Territoires) d’Indre-et-Loire. Un cas exemplaire de fonctionnement qui a permis d’assurer la conservation de l'espèce !