ETNA : LES PREMIERS PAS DE NIKOLAS CHASSER SKILBECK

Vidéaste/plasticien, Nikolas Chasser Skilbeck est l’un des jeunes lauréats sélectionnés dans la catégorie « artistes » par le jury ETNA. Il partage avec nous, au travers d’une première expérimentation réalisée sur le chantier de la 3e voie, un tout autre regard sur une étape clé du chantier : la déconstruction du pont Maupas.

Avec cette première expérimentation, Nikolas nous dévoile une toute petite partie du travail qu’il va mener jusqu’à la mise en service de la 3e voie, une séquence en vue de la construction de son film.

 

 

 

 

Nikolas, qu’est-ce qui va guider votre travail artistique sur le chantier de la 3e voie ?

 

 

« Ce chantier offre un monde en transformation, un paysage qui va évoluer pendant 3 ans dans lequel j’espère capturer des instants de poésie, là où a priori, il n’est pas imaginable d’en rencontrer. Dans mon travail, l’acte de sélection est essentiel. Nietzsche dit que l’artiste ne cesse de produire du bon, du médiocre et du mauvais et que c’est au travers de son jugement qu’il rejette, choisit et combine pour arriver à ses fins. J’ai prévu de filmer, filmer, filmer… pour créer ma propre chance, réussir à saisir l’aléatoire, l’imprévisible et l’offrir aux spectateurs. Pour vous donner une idée, je pense que pour choisir 25 images, il m’en faudra filmer 600. »

 

Vous nous racontez cette première expérimentation sur la déconstruction du pont Maupas ?

 

« C’était la première fois que j’assistais à ce genre de spectacle. J’ai vu ces gros blocs de béton qui se déplaçaient avec nonchalance, dans une lenteur séduisante ; derrière les blocs, les voitures continuaient à toute vitesse et les ouvriers, eux, évoluaient dans notre temporalité... J'ai pensé que ma caméra et le prisme de mon regard pouvaient participer à faire croiser ces temps. En regardant de plus près, j'ai eu l'impression de voir une plateforme au milieu de l'espace, la grue devint à mes yeux un vaisseau spatial. Inspirée par ce décor, mon imagination se trouvait dans le fameux « 2001 l'odyssée de l'espace » et j’ai décidé de filmer le décollage du pont. 

J’ai voulu accentuer cet effet spatial avec un son qui s’y rapporte. Une spectatrice m'a dit que la bande sonore lui rappelait le son d’une échographie. Parfois, l’artiste produit une chose et ce sont les spectateurs qui lui révèlent la véritable nature de son travail..

 

Pour découvrir les oeuvres de Nikolas, cliquez ici.

 

 

Pour en savoir plus, retrouvez le communiqué de presse.